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« J’ai beaucoup donné et j’ai beaucoup appris ! »

5 octobre 2012

-Anne Demers, bénévole depuis 50 ans chez Les Petits Frères

« La première Vieille Amie que je suis allée chercher m’attendait à la fenêtre, derrière le rideau tiré, tellement elle avait hâte. On s’attache à eux, dit-elle. Ils nous remercient pour de simples gestes comme de leur avoir tenu la main. »

Anne Demers avait 21 ans lorsqu’elle a entendu à la radio l’appel de la comédienne Juliette Huot, alors marraine des petits frères des Pauvres. « Elle invitait les gens à être bénévoles pour les Petits Frères. Elle était tellement convaincante que j’ai téléphoné ! » C’était en 1962, il y a 50 ans ; les Petits Frères venaient tout juste de s’installer au Québec. Depuis, elle est restée fidèle aux Vieux Amis et a été témoin de ces changements qui marquent le passage du temps.

Dès le début, elle est charmée par la messe de minuit et le réveillon dans un modeste sous-sol d’église, dans la plus pure tradition de Noël. « On faisait tout. On allait chercher les Vieux Amis, on cuisinait et servait le repas. Juliette Huot découpait la dinde avec ses propres couteaux, en pantoufles, et avec son tablier. On dansait. C’était tellement chaleureux et amical ! » se souvient-elle.  Tout autant que les Vieux Amis, madame Demers s’est sentie en famille ; elle y a même rencontré son grand ami, qu’elle fréquente encore aujourd’hui.

Choyer les Vieux Amis

« Chez Les Petits Frères, les Vieux Amis sont gâtés, ils sont bien. Je n’ai jamais vu ça ailleurs. » Et Anne Demers fait partie des bénévoles qui prennent grand plaisir à leur créer des moments magiques. En 1978, elle organise un dîner d’anniversaire au restaurant L’Éclusier, à Sainte-Anne-de-Bellevue, où 30 Vieux Amis présents ont profité ainsi d’une magnifique sortie, en plus de recevoir une belle veste de laine en cadeau. « Les messieurs ont même pu aller à la pêche sur la glace. », se remémore-t-elle, fière de cette belle initiative.

En 50 ans de bénévolat, elle a aussi croisé la route de plusieurs artistes, venus prêter main-forte aux petits frères et égayer la vie des Vieux Amis, comme André Gagnon, alors jeune bénévole et inconnu du grand public.

Qu’est-ce qui l’a motivée à continuer pendant autant d’années ? « C’est de ne pas avoir été seule. Il faut donner. Quand tu donnes, tu reçois. J’ai beaucoup donné et j’ai beaucoup appris. »

Accrocher son tablier de bénévole ? Elle ne l’envisage pas pour tout de suite. « Tant que je vais être capable, je vais continuer ».

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