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La légion d’honneur pour Hubert de Ravinel

16 octobre 2012

Après avoir reçu de nombreuses reconnaissances pour son œuvre au Québec, c’est au tour de la France d’honorer Hubert de Ravinel pour toute une vie consacrée à soulager la misère et les difficultés des plus âgés, avec constance, courage, dévouement et discrétion. La France vient de récompenser cet engagement de tous les instants parce que, « depuis son arrivée au Canada il y a 50 ans, il a donné une magnifique image de son pays d’origine et de ses valeurs de respect, de dignité, de partage et de solidarité. »

Le 20 septembre 2012, au nom du Président de la République française, l’ambassadeur de France au Canada, Monsieur Philippe Zeller, lui décernait la plus haute décoration honorifique française; celle de Chevalier de l’Ordre national de la Légion d’Honneur.

Biographie

Né à Fontainebleau, issu d’une famille de militaires de Lunéville en Lorraine, Hubert de Ravinel est licencié en droit de l’université de Nancy et de l’institut de sciences politiques de Paris. C’est à cette époque que ce désir profond d’aider les autres se manifeste puisque, impliqué dans le syndicalisme étudiant, il se donne comme objectif d’aider les étudiants étrangers à s’intégrer dans le milieu des sciences politiques de Paris.

De retour du service militaire, où il servit en Algérie dans une période difficile, il ne se sent pas prêt pour embrasser une carrière professionnelle, ce qui le conduit à rejoindre, à titre provisoire dans son esprit, l’organisme des petits frères des Pauvres fondé à Paris en 1946. Disciple du fondateur, Armand Marquiset, il quitte la France, d’abord pour Chicago, pour seconder le fondateur de l’antenne locale des Petits Frères, puis en 1963, il arrive au Québec et participe à la fondation de l’antenne montréalaise – un moment de grande exaltation pour lui. Une institution qu’il présidera par la suite. Il y restera vingt ans.

Vingt années qui forgeront sa connaissance aiguë des aînés, de leur problématique propre, de leur grande solitude de groupe et de leurs besoins affectifs. Cette connaissance sera encore enrichie par son investissement dans le domaine des centres d’hébergement et de soins de longue durée, notamment au Centre Charbonneau – dont il sera ombudsman-, où encore son expérience tirée de St-Charles-Borromée à Montréal, établissement qui accueille les adultes lourdement handicapés.

À côté de cet engagement, il s’intéresse au domaine du vieillissement et à ce titre il va enseigner la gérontologie aux niveaux universitaire et collégial de 1977 à 1998. Il sera également membre fondateur de l’Association québécoise de gérontologie. Parallèlement à cet enseignement, il se consacre à la publication de plusieurs ouvrages sur le vieillissement et participe ou anime de nombreuses émissions de radio et de télévision sur ce sujet. Pendant deux ans il tient une chronique hebdomadaire dans le quotidien La Presse.

Il qualifie ces années de « contact heureux » avec les lecteurs et éprouve un grand plaisir à participer aux rencontres avec le milieu communautaire des aînés. Il faut aussi mentionner les nombreux colloques, symposiums et séminaires qu’il a organisés sur le thème du vieillissement aussi bien au Canada, qu’aux États-Unis ou encore en France.

Ces multiples activités lui laissent tout de même le loisir de se marier et ses filles, Catherine et Anne, lui donneront quatre petits-enfants qui le comblent de joie et de satisfaction.

Il a aussi mené une action, qu’il mène, en tant que bénévole, notamment dans le cadre de la fondation Robert-Sauvé, qui milite pour un meilleur accès à la justice pour les milieux défavorisés, ou encore son bénévolat au sein de l’organisme Baluchon Alzheimer, qui veut aider les familles dont les proches souffrent de la maladie d’Alzheimer. Enfin, il ne faut pas oublier de mentionner les fonctions qu’il a exercées au sein de différents organismes, comme celles de vice-président du Conseil des aînés, du bureau québécois de l’Année internationale des personnes âgées, ou encore du conseil d’administration de la Fondation du Centre hospitalier Jacques-Viger, pour n’en citer que quelques-unes.

Tous ces mérites lui ont valu, à juste titre, une forte reconnaissance au Québec. Chevalier de l’Ordre de la Pléiade, il a reçu en 1999 le prix Claire-Bonenfant, l’un des Prix québécois de la citoyenneté décernés par le ministère des Relations avec les citoyens et de l’Immigration du Québec. Il a par ailleurs fait chevalier de l’Ordre national du Québec en 2002.

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