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Des Vieilles Amies tricoteuses agissent pour la collectivité

11 février 2015

(gauche) Pauline Mercier, instigatrice des tricoteuses de Sherbrooke, accompagnée de mesdames Forand et Breauchemin, Vieilles Amies, ainsi que des nouveaux arrivants au Québec, Monsieur Morno et Machabo / (droite) Denise Monjot bénévole initiatrice des tricoteuses de Montréal et Jean-François Gauthier, responsable de l’animation.

(gauche) Pauline Mercier, instigatrice des tricoteuses de Sherbrooke, accompagnée de mesdames Forand et Breauchemin, Vieilles Amies, ainsi que des nouveaux arrivants au Québec, Monsieur Morno et Machabo / (droite) Denise Monjot bénévole initiatrice des tricoteuses de Montréal et Jean-François Gauthier, responsable de l’animation.

Des groupes de Vieilles Amies à Sherbrooke et Montréal se sentent utiles et brisent leur isolement puisqu’elles tricotent pour le bien de la collectivité. Leur geste doux et chaleureux vient en aide aux nouveaux immigrants de la région de Sherbrooke avec des mitaines, foulards et tuques, et à Montréal, elles enjolivent la vue des passants avec la création d’une œuvre collective qui habille d’un graffiti-tricot, un arbre devant la maison de la rue Garnier

Ces projets sont issus d’idées de deux bénévoles qui ont grandement contribué à leur mise en œuvre et qui ont, par leurs actions, participé à améliorer le bien-être et la santé mentale des Vieilles Amies.

SHERBROOKE

La bénévole Pauline Mercier de Sherbrooke est l’instigatrice du groupe de tricoteuses qui emmitouflent de laine et de chaleur les nouveaux arrivants de la région de Sherbrooke via le Service d’aide aux Néo-Canadiens (SANS) depuis 2013.

LE TRICOT POUR SORTIR DE SON ISOLEMENT

Jumelée avec madame Fortier depuis trois ans, Pauline Mercier, bénévole, partage maintenant une belle relation avec sa Vieille Amie. Toutefois, entrer en relation ne fût pas une mince affaire puisque madame Fortier, alors âgée de 90 ans, n’avait plus de visites depuis longtemps et était très isolée. Souffrant de graves problèmes de vision et d’audition, elle était véritablement renfermée sur elle-même, n’ayant plus accès à des stimulations telles que la télévision, la radio ou la lecture.

Pauline Mercier, bénévole et Madame Beauchemin, Vieille Amie tricoteuse

Pauline Mercier, bénévole et Madame Beauchemin, Vieille Amie tricoteuse

Désirant percer la coquille de cette dame avec qui elle venait de se jumeler, Pauline Mercier, tente différents sujets qui mèneront, de fil en aiguille, au tricot. C’est à ce moment-là que le déclic se fit.

Bien que sa Vieille Amie disait ne plus savoir tricoter, madame Mercier lui apporte des broches et de la laine et l’aide à réapprendre malgré sa faible vision. Peu de temps après avoir commencé, sa Vieille Amie lui disait « voir avec ses doigts » et était très fière de lui présenter ses créations à chaque visite.

« Voir se transformer ma Vieille Amie et la voir heureuse; je me sens utile à mon tour! De plus, je suis fière que ce projet touche d’autres Vieilles Amies ».

– Pauline Mercier, bénévole et instigatrice du groupe des tricoteuses de Sherbrooke

 

GROUPE DE TRICOTEUSES, DES RENCONTRES APPRÉCIÉES DES VIEILLES AMIES

CLUB DE TRICOT S.A.N.C. 2014 (28)Voyant les bienfaits de cette activité sur sa Vieille Amie, madame Mercier décide de partager son expérience à l’équipe Sherbrooke afin que d’autres Vieilles Amies vivent cette expérience. Désirant joindre l’utile à l’agréable, l’équipe utilise de la laine donnée par la communauté et redonne des vêtements tricotés par des aînés seuls, aux nouveaux immigrants du Service d’aide aux Néo-Canadiens de Sherbrooke.

« C’est tellement un beau projet, un comité de Vieilles Amies heureuses d’être utiles ».

– Diane Breton, directrice de l’Estrie

 

TRICOTER POUR D’AUTRES, UNE ACTIVITÉ PLEINE DE SENS
Madame Laperle et le groupe des tricoteuses à l’œuvre

Madame Laperle et le groupe des tricoteuses à l’œuvre

En plus de se sentir utiles, cette activité agit comme un calmant pour plusieurs Vieilles Amies qui se disent moins nerveuses puisqu’elles ont quelque chose d’utile pour s’occuper. Certaines, comme madame Laperle, sont totalement passionnées de tricot et confectionnent une moyenne de 15 paires de pantoufles par semaine.

 

« C’est formidable d’aider ceux qui arrivent ici et n’ont rien ! »

– Madame Laperle, Vieille Amie, membre active des Tricoteuses de Sherbrooke.

DSCN4230 (2)En étant impliquées dans ce projet, les Vieilles Amies reçoivent des visites de bénévoles avec lesquelles elles peuvent discuter de leur projet en plus de se retrouver une fois par mois pour tricoter et papoter ensemble, brisant ainsi leur isolement… pour une bonne cause

Pauline Mercier s’amuse souvent à dire à sa Vieille Amie que c’est grâce à elle si tout ce projet existe, faisant ainsi briller de fierté, les yeux de sa Vieille Amie.

 

MONTRÉAL

IMG_5600 (2)Briser l’isolement des Vieilles Amies en les faisant tricoter pour un projet collectif est le but avoué de cette pièce habillant l’arbre devant la rue Garnier.

TRICOTER UNE ŒUVRE COLLECTIVE ET UNIR LES SOLITUDES

Denise Monjot, bénévole et instigatrice du projet Tricot-Graffiti à Montréal, eut l’idée en allant visiter sa mère en résidence, où elle constata que le tricot-graffiti était une activité qui lui faisait du bien. Tricoter des carrés colorés ou fabriquer des pompons, voici les options qui s’offrent aux participantes du projet collectif. Ayant à cœur le projet, Madame Monjot a ensuite harmonisé toutes les créations des Vieilles Amies et d’en faire l’installation avant Noël, permettant ainsi aux visiteurs, bénévoles et Vieux Amis de profiter de ce cadeau visuel.

« Pendant qu’on tricote, on ne pense pas à nos bobos… En plus, j’aime ça ! »

– Madame Belisle, Vieille Amie très active au sein des Tricoteuses de Montréal

 

L’ENVIE DE PARTAGER SES CONNAISSANCES EN TRICOT
Madame Belisle dans un atelier de tricot à Oka

Madame Belisle dans un atelier de tricot à Oka

Très manuelle et habile de ses mains, madame Belisle, Vieille Amie, tricote depuis longtemps et connait beaucoup de choses sur le sujet. Son adhésion au projet collectif fut immédiate, trouvant une raison de faire son tricot. Pour se désennuyer pendant sa longue convalescence dans un CHSLD, elle tricota un très grand nombre de carreaux de laine et de pompons. Ce regain d’intérêt pour le tricot lui fait émerger une idée : lorsqu’elle sera à nouveau mobile, elle aimerait transmettre ses connaissances à d’autres tricoteuses en herbe. Ainsi, elle pourra redonner aux Petits Frères qu’elle considère comme sa famille.

« C’est une activité très valorisante pour les Vieilles Amies, mais aussi pour moi. Ses effets positifs ont dépassé les attentes »

– Denise Monjot, bénévole et instigatrice du projet de tricot-graffiti

 

ENTHOUSIASTES À L’IDÉE DE CONTINUER  

IMG_7676L’effet positif, ainsi que les compliments que l’œuvre ont engendrés, dépasse largement les attentes. Par exemple, le jour du montage sur l’arbre, des Vieilles Amies ayant participé au projet, ont reconnu leurs morceaux et se sont exclamées « Wow, c’est beau. J’ai envie d’en faire d’autres, quand est-ce qu’on recommence ? »

Heureux que le projet plaise autant à tous, l’équipe de Montréal, avec le soutien de madame Monjot, considèrent répéter cette expérience, pleine de douceur, à plusieurs autres arbres de la rue.

 

DONS DE LAINE

La laine provient de dons faits à la Boutique, ainsi que de quelques employés et bénévoles qui se sont mobilisés pour créer cette œuvre collective.

INTÉRESSÉS À FAIRE UN DON DE LAINE?

Venez la déposer à la Boutique des Petits Frères à Montréal ou directement dans les bureaux de nos équipes régionales.

 

 

Crédits photo : La Tribune de Sherbrooke, le Service d’aide aux Néo-Canadiens de Sherbrooke et l’équipe des Petits Frères.

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