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Six raisons de briser l’isolement des aînés

14 septembre 2015

 

Pourquoi briser l'isolement des aînés_1er octobre 2015

 

Dans le cadre de la 25e Journée internationale des personnes âgées, célébrée le 1er octobre, AGISSEZ et PORTEZ LA VOIX DES AÎNÉS ISOLÉS ET VULNÉRABLES, en partageant cet article qui donne « Six raisons de briser l’isolement des aînés ».

Faites valoir dans vos réseaux que la grande famille des Petits Frères est une solution durable à l’isolement.

 

Qu’est-ce que l’isolement social?

Selon le Conseil national des aînés, l’isolement social est défini comme le fait d’avoir des contacts rares et de piètre qualité avec autrui. L’isolement social suppose peu de relations sociales et peu de rôles sociaux ainsi que l’absence de rapports mutuels gratifiants.

Plus de 600 000 Québécois sont âgés de 75 ou plus et près du tiers d’entre eux éprouvent un besoin criant de dignité et de relations dans leur vie.

 

SIX RAISONS DE BRISER L’ISOLEMENT DES AÎNÉS !

 

1) L’isolement, un problème de société important et en croissance

De plus en plus d’aînés vieillissent seuls et leur nombre augmente au fur et à mesure que les baby-boomers avancent en âge. Le nombre de personnes âgées pourrait doubler d’ici 20 ans. L’allongement de l’espérance de vie soulève de nombreux défis et le risque de se retrouver isolé augmente avec l’âge.

 

2) Personne n’est à l’abri de l’isolement

L’absence de relations peut résulter de transitions importantes de la vie : perdre son conjoint, des membres de sa famille et des amis, vivre avec la maladie et des problèmes de santé chroniques, le déclin des capacités physiques et cognitives, ainsi que les revenus limités. De plus, une grande proportion d’aînés vivent seuls : 44 % des 75 à 84 ans et 68 % des 85 ans ou plus.

Pas étonnant que 30 % des personnes âgées sont à risque de souffrir d’isolement.

 

3) L’isolement est dangereux pour la santé

La solitude ne rend pas seulement malade, elle tue. Les aînés qui sont privés d’interactions sociales sont deux fois plus susceptibles de mourir prématurément que les autres. L’isolement modifie l’activité génétique du corps, causant une baisse du système immunitaire. Il a été prouvé que l’isolement est aussi dangereux pour la santé que l’obésité, l’alcoolisme et le tabagisme et les personnes vivant seules courent de 4 à 5 fois plus de risques de se faire hospitaliser.

 

4) L’isolement est associé à des niveaux élevés d’anxiété et de dépression pouvant mener au suicide

Les personnes les plus isolées montrent un plus haut niveau d’anticorps associés à une augmentation de la douleur, de l’anxiété et de la dépression. Elles vivent dans un état d’hypervigilance permanent qui crée des troubles du sommeil et augmente le risque de morbidité et de mortalité. Environ 50% des gens du grand âge disent se sentir seuls et les hommes âgés de plus de 80 ans présentent le taux de suicide le plus élevé de tous les groupes d’âge.

 

5) L’isolement augmente de 60 % le risque de démence et de régression cognitive

Être seul tout le temps diminue le nombre de stimulations envoyées au cerveau, entraîne une atrophie des capacités sociales et augmente le risque de souffrir de maladies mentales. L’isolement semblerait même contribuer au développement d’une démence de type maladie d’Alzheimer chez les personnes âgées.

 

6) La maltraitance et l’isolement : un cercle vicieux

Selon le rapport du Conseil national des aînés, l’isolement social est considéré comme un facteur de risque de maltraitance envers les aînés, ce qui comprend l’abus de confiance et la plus grande vulnérabilité face à un acte criminel ou un vol. Elle rend donc les aînés moins susceptibles de participer à des activités sociales.

 

COMMENT AGIR POUR LE 1ER OCTOBRE ?

Toutes ces raisons dressent le triste portrait de la situation des aînés en condition d’isolement et justifient que nous agissions collectivement.

Le 1er octobre, posez un geste et partagez notre article et notre visuel.

Ainsi, vous contribuerez à sensibiliser la population au problème de l’isolement des aînés ! Faites valoir dans vos réseaux que la grande famille des Petits Frères est une solution durable à l’isolement.

Vous pouvez aussi rejoindre la grande famille des Petits Frères :

Mais surtout, montrez aux personnes âgées qui vous entourent que vous les aimez… aujourd’hui, demain et les 363 autres jours de l’année.

 

À propos des Petits Frères, la grande famille des personnes âgées seules

Présents au Québec depuis plus de 50 ans, Les Petits Frères font partie de la Fédération internationale des petits frères des Pauvres, active dans huit pays. Au Québec, l’organisme déploie son action dans 15 équipes régionales et est soutenu par près de 1 500 bénévoles qui effectuent 160 000 heures de bénévolat annuellement. Sa mission est d’accueillir et accompagner les personnes seules du grand âge, afin de contrer leur isolement, en créant autour d’elles une famille engagée et fidèle jusqu’à la fin de leur vie.

 

 

 

 

 

 

Sources

Conseil national des aînés, Rapport sur l’isolement social des aînés (2013-2014) :

Keefe, J., Andrew, M., Fancey, P. et Hall, M. (2006). Final Report: A Profile of Social Isolation in Canada :

John T. Cacioppo, Stephanie Cacioppo, John P. Capitanio, et Steven W. Cole, « The Neuroendocrinology of Social Isolation » Annu. Rev. Psychol., 2015, 66:9.1–9.35 :

Julianne Holt-Lunstad, Timothy B. Smith, Mark Baker, Tyler Harris, and David Stephenson. « Loneliness and Social Isolation as Risk Factors for Mortality: A Meta-Analytic Review », Perspectives on Psychological Science, 2015, vol. 10, p. 227-237 :

Dara Sorkin, Karen S. Rook, John L. Lu. « Loneliness, lack of emotional support, lack of companionship, and the likelihood of having a heart condition in an elderly sample », Ann Behav Med, 2002, vol. 24, no 4, p. 290-298 :

Louise C. Hawkley, John T. Cacioppo. « Loneliness Matters: A Theoretical and Empirical Review of Consequences and Mechanisms », Ann Behav Med, 2010, vol. 40, no 2, p. 218-227 :
Mortality: A Meta-Analytic Review », Perspectives on Psychological Science, 2015, vol. 10, p. 227-237 :

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