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Caroline Sauriol, directrice générale, interviewée à Salut, Bonjour parle des conséquences de l’isolement sur la santé

4 février 2016

2016-02 Caroline Sauriol à Salut Bonjour

L’isolement des aînés cause de la souffrance, qu’elle soit mentale ou physique et risque de toucher 30 % des personnes âgées [1].

Le Québec compte déjà plus de 600 000 personnes âgées de 75 ans ou plus, nombre qui pourrait doubler d’ici 20 ans [2].

« Plus on vieillit en âge, plus cette souffrance nous pèse et on ne peut pas en sortir parce que nos moyens se réduisent : l’audition, la mobilité, etc. L’isolement peut rendre malade et en plus, il devient moins facile de vouloir guérir lorsque l’on est seul. »

– Caroline Sauriol, directrice générale des Petits Frères du Québec en entrevue à Salut, Bonjour!

 

Il a été prouvé que l’isolement :

  • affecte l’activité neuroendoctrine, causant de l’inflammation et une baisse du système immunitaire[3];
  • augmente de 60 % le risque de démence et de régression cognitive[4];
  • augmente le risque de mortalité[5];
  • est aussidangereux pour la santé que l’obésité, l’alcoolisme et le tabagisme[6];
  • est associé à des niveaux supérieurs de dépression et de suicide[7].

À l’inverse, la présence de personnes attentionnées et aimantes contribue à une meilleure qualité de vie.

 

Suite à un article paru dans la Presse qui stipule qu’un aîné sur cinq n’a pas d’ami proche, Caroline Sauriol, directrice générale, a été invitée à discuter du sujet avec Ève-Marie Lortie à l’émission Salut Bonjour.

Visionnez l’entrevue pour mieux comprendre l’apport des Petits Frères dans la vie des aînés isolés que nous accompagnons jusqu’à la fin de leur vie.

 

 

 

 

[1] Keefe, J., Andrew, M., Fancey, P. et Hall, M. (2006). Final Report: A Profile of Social Isolation in Canada :http://www.health.gov.bc.ca/library/publications/year/2006/keefe_social_isolation_final_report_may_2006.pdf

[2] Conseil national des aînés, op. cit. Conseil national des aînés, Rapport sur l’isolement social des aînés (2013-2014) :http://www.conseildesaines.gc.ca/fra/recherche_publications/isolement_social/page00.shtml

[3] John T. Cacioppo, Stephanie Cacioppo, John P. Capitanio, et Steven W. Cole, « The Neuroendocrinology of Social Isolation » Annu. Rev. Psychol., 2015, 66:9.1–9.35 :https://static1.squarespace.com/static/531897cde4b0fa5080a9b19e/t/542082a5e4b07b5243b7766a/1411416741117/the-neuroendocrinology-of-social-isolation.pdf

[4] Fratiglioni, L., Wang, H.X., Ericsson, K., Maytan, M. et Windblad, B. (2000). Influence of Social Network on Occurrence of Dementia: A Community-based Longitudinal Study. Lancet. 355(9212):1315-9.

[5] Andrew Steptoe, Aparna Shankar, Panayotes Demakakos et Jane Wardle. « Social isolation, loneliness, and all-cause mortality in older men and women », PNAS, 2013, vol. 110, no 15, p. 5797–5801 : http://www.pnas.org/content/110/15/5797.full

[6] Julianne Holt-Lunstad, Timothy B. Smith, Mark Baker, Tyler Harris, and David Stephenson. « Loneliness and Social Isolation as Risk Factors for Mortality: A Meta-Analytic Review », Perspectives on Psychological Science, 2015, vol. 10, p. 227-237 : http://pps.sagepub.com/content/10/2/227.full.pdf+html

[7] Conseil national des aînés, op. cit.

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