L’isolement des personnes âgées de 75 ans et plus

« Il nous revient, comme société, de nous demander comment nous allons collectivement rompre cet isolement et aller vers les aînés. »

Caroline Sauriol, directrice générale des Petits Frères, en entrevue avec Marie-France Bazzo.

 

L’isolement social est communément défini comme le fait d’avoir des contacts rares et de piètre qualité avec autrui. L’isolement social suppose peu de relations sociales et peu de rôles sociaux ainsi que l’absence de rapports mutuels gratifiants [1].

30 % des personnes âgées sont à risque de souffrir d’isolement [2].

 

L’ISOLEMENT, UN DANGER POUR LA SANTÉ

Il a été prouvé que l’isolement :

  • affecte l’activité neuroendoctrine, causant de l’inflammation et une baisse du système immunitaire[3];
  • augmente de 60 % le risque de démence et de régression cognitive[4];
  • augmente le risque de mortalité[5];
  • est aussidangereux pour la santé que l’obésité, l’alcoolisme et le tabagisme[6];
  • est associé à des niveaux supérieurs de dépression et de suicide[7].

À l’inverse, la présence de personnes attentionnées et aimantes contribue à une meilleure qualité de vie.

Être entouré est essentiel à tout être humain et

Les Petits Frères l’ont bien compris, depuis 55 ans

 

L’ISOLEMENT DES AÎNÉS : RÉPANDU ET EN CROISSANCE

_MG_3493L’isolement social est un phénomène mondialement répandu. Il touche particulièrement les personnes âgées, car le risque de se retrouver isolé augmente avec l’âge.

Un immense défi pour notre société qui compte déjà plus de 600 000 personnes âgées de 75 ans ou plus, nombre qui pourrait doubler d’ici 20 ans [8].

Écoutez l’émission de radio de Radio-Canada sur le rapport sur l’isolement des aînés. Marie Beaulieu, professeur à l’école de travail social de l’Université de Sherbrooke.

 

75 ANS ET PLUS : QUAND L’ISOLEMENT PRÉVAUT

Avoir plus de 75 ans signifie souvent faire face à une fragilité et à une vulnérabilité grandissantes. Cette situation est causée par les divers deuils qui surviennent habituellement lorsqu’on atteint cet âge vénérable. Les Petits Frères accompagnent ces personnes isolées, peu importe leur condition, jusqu’à la fin de leur vie.

Agir concrètement pour enrayer l’isolement des aînés les plus vulnérables : le cœur de la mission des Petits Frères.

SOUFFRIR DE PERTES LIÉES À LA VIEILLESSE : LA RÉALITÉ DE NOS VIEUX AMIS

_MG_3400 (2)Perdre son conjoint, des membres de sa famille et des amis. Vivre avec la maladie et des problèmes de santé chroniques. Tout cela rend les contacts sociaux de plus en plus rares et difficiles. Le déclin des capacités physiques et cognitives peut se révéler encore plus marginalisant. Les revenus limités comptent aussi pour une large part dans ce phénomène répandu, ainsi que le fait de vivre seul. Soulignons que les femmes sont plus fortement touchées par ces facteurs, notamment parce qu’elles ont une plus longue espérance de vie.

 

LES FACTEURS D’ISOLEMENT 

L’isolement est causé par divers facteurs :

Pour plus de détails sur ces facteurs et leurs effets sur la santé, consultez « Les facteurs d’isolement » et « L’isolement et la santé »

 

1 900 BÉNÉVOLES ET 15 ÉQUIPES IMPLANTÉES DANS 11 RÉGIONS,
ÇA FAIT UNE DIFFÉRENCE

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Crédit : Le Nouvelliste

Chez Les Petits Frères, nous sommes conscients de la force d’action et d’affection de nos 1900 bénévoles. Jour après jour, appuyés par des équipes dévouées, ils brisent l’isolement de personnes âgées seules et vulnérables.

Grâce à eux et au soutien du grand public, nous pouvons promettre aux personnes âgées isolées qui entrent dans notre famille qu’elles seront dans nos vies jusqu’à leurs derniers instants.

 

 

1 900 bénévoles : un chiffre impressionnant, mais les besoins le sont davantage.

DEVENEZ BÉNÉVOLE.

Les Petits Frères réussissent à tenir leur promesse envers les Vieux Amis essentiellement grâce aux dons du public.

VOUS CROYEZ À NOTRE MISSION ? FAITES UN DON !

 

RÉFÉRENCES

[1] Conseil national des aînés, Rapport sur l’isolement social des aînés (2013-2014) : http://www.conseildesaines.gc.ca/fra/recherche_publications/isolement_social/page00.shtml

[2] Keefe, J., Andrew, M., Fancey, P. et Hall, M. (2006). Final Report: A Profile of Social Isolation in Canada : http://www.health.gov.bc.ca/library/publications/year/2006/keefe_social_isolation_final_report_may_2006.pdf

[3] John T. Cacioppo, Stephanie Cacioppo, John P. Capitanio, et Steven W. Cole, « The Neuroendocrinology of Social Isolation » Annu. Rev. Psychol., 2015, 66:9.1–9.35 : https://static1.squarespace.com/static/531897cde4b0fa5080a9b19e/t/542082a5e4b07b5243b7766a/1411416741117/the-neuroendocrinology-of-social-isolation.pdf

[4] Fratiglioni, L., Wang, H.X., Ericsson, K., Maytan, M. et Windblad, B. (2000). Influence of Social Network on Occurrence of Dementia: A Community-based Longitudinal Study. Lancet. 355(9212):1315-9.

[5] Andrew Steptoe, Aparna Shankar, Panayotes Demakakos et Jane Wardle. « Social isolation, loneliness, and all-cause mortality in older men and women », PNAS, 2013, vol. 110, no 15, p. 5797–5801 : http://www.pnas.org/content/110/15/5797.full

[6] Julianne Holt-Lunstad, Timothy B. Smith, Mark Baker, Tyler Harris, and David Stephenson. « Loneliness and Social Isolation as Risk Factors for Mortality: A Meta-Analytic Review », Perspectives on Psychological Science, 2015, vol. 10, p. 227-237 : http://pps.sagepub.com/content/10/2/227.full.pdf+html

[7] Conseil national des aînés, op. cit.

[8] Conseil national des aînés, op. cit.

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